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Alain Guillou, un pionnier dans les biotechnologies marines

Le jeune Montréalais Alain Guillou était loin de se douter, lors de son adolescence à Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal, qu’il allait devenir un pionnier dans le développement des entreprises en biotechnologies marines dans l’Est du Québec.

Encore moins qu’il allait démarrer sa carrière de chercheur... comme homme d’affaires, cofondateur d’ABK-Gaspésie, avant de travailler pour le Centre de recherche­­­­­­­ sur les biotechnologies marines de Rimouski (CRBM), où il occupe depuis 2005 le poste de directeur du centre de transfert technologique, dont l’une des missions est... d’aider au démarrage de nouvelles entreprises!

«Quand j’étais jeune, je voulais être médecin, puis éducateur physique, mais j’ai toujours été attiré par la biologie animale», se rappelle Alain Guillou.

Un poste qui, s’il avait existé il y a une quinzaine d’années, aurait rendu bien plus facile la création de PME dans ce secteur.

«Quand j’ai terminé mon doctorat en France, je suis revenu au Québec. Un contact à l’UQAR, Michel Khalil, avait un projet de recherche d’extraction des pigments des résidus de crevettes et avait besoin d’un postdoc dans ce domaine. On était, dans mon créneau en recherche fondamentale, une dizaine dans le monde, au Japon, en Australie, en Norvège. Après, il y a eu les grandes coupures des gouvernements et les universités n’engageaient plus. J’ai fait des contrats, entre autres, en Indonésie, en élevage de crevettes...», raconte Alain Guillou.

Au milieu des années 90, Alain Guillou se lance en affaires avec trois professeurs pionniers à l’Université du Québec à Rimouski, Pierre Blier, Dany Pelletier et Marcel Lévesque, dans Aqua-BioKem BSL, puis ABK-Gaspésie, spécialisée dans la valorisation des coproduits issus de la première transformation de la crevette nordique pouvant être commercialisée dans les marchés agroalimentaires et cosmétiques.

Le démarrage de cette entreprise en biotech n’a pas été facile. Tout était à faire.

«J’ai appris à la dure, sur le terrain, pour mettre au point avec d’autres chercheurs un tout nouveau procédé pour récupérer plusieurs produits de la même biomasse : lipides, pigments, chitine, protéines qui ont une valeur ajoutée. Nos premiers bailleurs de fonds nous regardaient avec un drôle d’air... Il n’y avait rien à cette époque dans le traitement de résidus de la biomasse marine. Il y avait des choses en Asie et au Japon. L’Europe débutait...»

«On s’est promené avec nos carapaces de crevettes congelées entre Saint-Hyacinthe, Shawinigan, l’Université Laval à Québec et Gaspé. On a fait notre usine pilote au MAPAQ, à Gaspé, durant un automne à l’hiver suivant en louant un petit appartement semi-meublé. Fin de l’année 1999, on s’est installé à Matane. On est parti à zéro avec un procédé qui roulait au bout des trois ans.»

La partie la plus difficile a été la commercialisation. «Je me souviens, dans les salons internationaux aux États-Unis ou en Europe, on n’avait pas de kiosque et je me promenais avec mes échantillons visiter des kiosques de clients potentiels. Puis, je suis allé relever le défi du CRBM et j’ai vendu mes actions.»

 

Sources :  
  Internet : leSoleil - Cyberpresse
  Archive : Journal leSoleil (affaires)



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